Ce papier historique et rare est fabriqué par l'atelier depuis les années 1920, remplaçant presque tous les autres supports utilisés jusqu'alors dans la peinture japonaise classique. Depuis, il jouit d'un quasi-monopole auprès des professionnels et des artistes confirmés.Il présente une agréable teinte blanc amande et une surface lisse à la texture douce et dense.
D'une grande fiabilité, ce papier est capable de recevoir les couches de peinture les plus exigeantes.
Au toucher, il offre une sensation d'épaisseur comparable à un papier de 160g/m².
L'aspect uniforme du papier est obtenue par une très fine couche blanche: le Gofun (100 % de coquilles d'huîtres broyées) .
Il intègre des fibres de chanvre qui lui confèrent une résistance exceptionnelle par rapport à son poids. L'ajout de fibres extra-fines de gampi permet d'obtenir une surface dense, dotée d'un éclat subtil.
Son grand format le rend parfait pour les œuvres de grande envergure. Non encollé, ce papier peut être humidifié à l'eau pour créer des effets de diffusion (*nijimi*).
Cet atelier est l’un des plus prestigieux de Japon en matière de fabrication artisanale et du fait-main spécialisé dans les papiers destinés aux beaux-arts. Il est également reconnu pour les dimensions hors nomes sollicitant 4 à 8 artisans pour une seule feuille ,
Il est aujourd’hui dirigé par Makiko Iwano, arrière-petite-fille du fondateur et représentante de la quatrième génération de cette famille de maitres papetier. Elle a apporté quelques améliorations modernes à une recette vieille de plus d’un siècle.
Des artistes tels que Hokusai et Hiroshige ont réalisé leurs estampes sur ces papiers.
kozo (mûrier à papier) de Nasu-Daigo — la variété de la plus haute qualité au Japon.